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MUSEUM OF COMPARATIVE ZOOÜLOGY

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SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE FRANCE

BULLETINS

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SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE

DE FRANCE

/

SOUS LA DIRECTION DE MM.

C. F. ANCEY, J. R. BOURGUIGNAT, G. COUTAGNE P. FAGOT,—D? HAGENMULLER , A. LETOURNEUX, A. LOCARD J, MABILLE, J. POIRIER, A. DE SAINT-SIMON. G. SERVAIN

ET A. T. DE ROCHEBRUNE

MEMBRES HONDATEURS

TOME SIXIÈME

PARTS IMPRIMERIE D. DUMOULIN ET Cie 9, RUE DES GRANDS-AUGUSTINS, 5 1889 Fr

/

MÉLANIDEÉES

DU LAC NYASSA

SUIVIES D'UN APERÇU COMPARATIF

SUR

LA FAUNE MALACOLOGIQUE DE CE LAC

AVEG CELLE DU GRAND LAG TANGANIKA

PAR

MAR = B'OUR GUIGCNAT

SECRÉTAIRE GÉNÉRAL

Les Mélanidées du lac Nyassa, que je vais faire connaître, m'ont été remises par le célèbre voya- geur Victor Giraud en mai 1885, en même temps que les nombreuses Espèces fluviales du lac Tan- ganika, décrites par moi en août de la même an- née !.

J'avais laissé de côté ces Mélanidées dans l’in- tention de ne les examiner qu'après mes travaux projetés sur le lac Tanganika.‘Actuellement que le travail d'ensemble sur la faune de ce lac est ter- miné?, je passe aux Espèces du lac Nyassa. Ces Espèces, bien que peu nombreuses, sont fort in- téressantes pour la connaissance de la faune mala-

4. Paris, 1885. 1 vol. in-8. 2. 2 vol. in-8, avec 35 pl.

Bull. Soc. malac, France. NI. Juin 18$9. 1

Ne

cologique d'un lac encore aussi peu exploré que celui du Nyassa.

Voici en quelles circonstances M. Victor Giraud a recueilli ces Espèces.

J'ai raconté, en 1885, en ma Notice prodromique sur les Mollusques terrestres et fluviatiles recueil- lis dans la région méridionale du lac Tanganik«, comment cet intrépide voyageur, parti de Dar-ès- Salam, au nord antarctique de Bagamoyo, après avoir traversé l’Oussaghara, l'Uhébé, l'Ubéma, parvint, au milieu de mille difficultés, au sud du Nyassa et de là, à travers le Chambézi, au grand lac Bangouélo, que pas un Européen n'avait vu depuis Livingstone. J'ai encore raconté que, fait prisonnier par les indigènes, M. Victor Giraud réussit, après plusieurs mois de captivité, à s’é- chapper et à gagner le Tanganika.

On connait, par mon récit et par celui plus dé- taillé que cet intrépide voyageur à fait dans la belle publication du Tour du monde (1886), comment il fut contraint, par suite de la révolte de son escorte, de quitter brusquement le Tanganika, de tra- verser les contrées inconnues qui séparent ce lac de celui du Nyassa, il déboucha à Karonga et arriva à Quilimanne, sur l'Océan, après avoir tra- versé le Nyassa, le Shiré et un des bras du Zam- bèse.

Or, ce fut pendant le court séjour que notre cher compatriote fit à Karonga qu'il recueillit, sur la plage sablonneuse de ce pays, les Espèces que

Je vais décrire.

> ———. D

Un mot maintenant sur le lac Nyassa.

Ce lac, situé au nord antarctique et un peu à l'est du Tanganika, est formé, ainsi que celui-ci, par une longue dépression s'étendant du Sud au Nord sur une longueur de plus de 600 kilomètres. Il offre l’aspect d’une large vallée dont les sinuo- sités se correspondent d’un versant à l’autre; sa plus grande largeur est de 90 à 100 kilomètres, sa plus petite de 24 kilomètres. Son étendue, de 30 000 kilomètres carrés, est un peu moindre que celle du Tanganika, qui atteint 39 000 kilomètres, et bien inférieure à celle du Nyanza Oukéréwé, qui est plus du double (66 500 kilom. carrés). Les côtes de ce lac sont abruptes; les falaises plongent à pic, et des sondes de 200 mètres n’ont pu en quelques endroits atteindre le fond. Sur la côte orientale règne la belle chaine Livingstone, dont les sommets atteignent jusqu’à 2 000 mètres, chaîne qui va en s’abaissant graduellement du Sud au Nord. Du côté occidental se développent de hautes collines formant saillie sur une série continue de plateaux et quelques hauts massifs isolés, parfois fort élevés, comme celui du Tchombé, qui s’élance à 1 700 mètres.

Le Nyassa, dont l’altitude est de 480 mètres, n'est alimenté que par de petites rivières. Les plus importantes sont sur la rive occidentale. Ses eaux, d’une limpidité parfaite, puisqu'elles ne lais- sent aucune trace de sédiments dans les chaudières à vapeur et sur le doublage en cuivre des bateaux, se déversent, à l’extrémité Nord, dans une large

Eire

rivière, le Shiré, qui, à 100 kilomètres de là, se jette dans un bras du Zambèse.

On rencontre à ce qu’il paraît fort peu d’atter- rissements et de plages sablonneuses dans ce lac, à l'exception des plages basses des environs de Livingstonia, petite ville à l'extrémité septentrio- nale, d’où partent les bateaux, et celles de Makura à l'extrémité méridionale, de Karonga, de Kota- Kota, etc. Sur la rive occidentale, presque tout le reste des côtes est abrupt.

Ce lac est encore inconnu au point de vue mala- cologique. Je ne connais guère que MM. J. Kirk et F.-A. Simons, pasteurs anglicans, qui se soient donné la peine de recueillir quelques Espèces. Le champ de leur exploration n’a guère dépassé les rives septentrionales, à partir du Shiré jusqu’à celles qui avoisinent la petite ville de Livingstonia. Les Espèces recueillies par le voyageur Victor Giraud proviennent de l’autre extrémité du lac, aux envi- rons de Karonga. On verra, par la bizarrerie et la singularité des formes, combien ce lac doit renfer- mer de richesses malacologiques et à quel point il serait précieux pour la science que ce lac soit ex- ploré par une personne zélée, au courant des re- cherches zoologiques.

AN ND

Les Mélanidées du lac Nyassa appartiennent aux genres Melania, Nyassia, Nyassella, Micronyassia et Nyassomelanta.

MELANIA

MELANIA TUBERCULATA

Melania tuberculata, Bourguignat, Moll. orient., pe 05% 1853; et Malac Ale TI p.251, plxv, fig. 1-11, 1864. { Nerita tuberculata, de Müller, 1774. Melania fasciolata, de Lamarck, 1822, etc.)

Espèce des plus cosmopolites. Les échantillons du Nyassa sont bien semblables à ceux du Tanga- nika, du Zambèse, du Kyngani, près de Bayamoyo, et des autres rivières de l'Oussaghara et du Mozam- bique.

NNPAS SIA

Les Espèces comprises sous ce nom affectent les formes les plus étranges. Le plus grand nombre ressemblent à des Potamides ou des Cérithes, quelques-unes à des Turritelles, d’autres, enfin, réunissent un assemblage de signes distinctifs qui ne se rapporte à rien de connu. En somme, ces Mélanidées forment un ensemble de formes spé- ciales à ce lac. C’est pour ce motif que je crois

1. J'ai adopté le nom de Nyassia, bien qu'il existât déjà un genre Nyassa (Hall, 1869) établi pour un fossile d'Amérique, parce que j'ai pensé qu'entre ces deux noms il y avait une dif- férence assez notable pour qu'il ne puisse pas avoir confusion. Les auteurs ont bien admis le nom d'Hyalinia (Agassiz, 1837) pour distinguer les petits Zonites vitracés, lorsqu'il existait déjà le nom d'Hyalina (Studer, 1820) créé pour des Vitrines. On ne peut avoir deux poids et deux mesures. Ce qui est adop- table pour l’un doit l'être pour l’autre.

2e

convenable de les inscrire sous le nouveau nom que je propose. Les formes nyassiennes sont si bizarres qu'il est difficile d’assigner à chacune d'elles une classification bien méthodique. Néan- moins, l’on peut les répartir en cinq groupes :

Nyassia callista, sp. nov. N . d . L 39 Nyassia nodocincCta, Simonsi, Nyassia nyassana, polymorpha, Edgari, hermosa, paradoxa, sp. rivularis, nov. lacunosa, nodulosa, : à Nyassia elegans,sp.nov. acutalis, mn. : k Giraudi, sp. lacustris,

nov. thaumasta, sp. nee idia, Sp. nov.

nov. EU 29 ' : : Nyassia magnifica, sp. Nyassia pupæformis, nov.

NYASSIA NODOCINCTA

Melania nodicincta, Dohrn, Shells Zambesi and lake Nyassa, in : Proceed. zool. Soc. Lond., 1865, p. 234; Smith, Shells Nyassa, in : Pro- ceed, zoo Soc. Lond., 1877; p. 715, pl'LxxY, fig. 11-12.

Coquille allongée-turriculée, à test solide, olivà- tre, orné de fortes costulations transverses légère- ment arquées et vigoureusement noduleuses, no-

"

{

tamment le long de la suture, et disparaissant sur la partie moyenne du dernier tour pour faire place à huit ou dix sillons spiraux{. Spire très allongée, cylindrique-acuminée, à sommet lisse. Huit à dix tours à peine convexes, à croissance très lente, sé- parés par une suture ressemblant à une rainure profonde. Dernier tour égalantle tiers de la hauteur, plus convexe-arrondi à l'ouverture; celle-ci pyri- forme, épanouie à la base, est entourée par un bord péristomal peu épais. Haut., 17-20; diam., 8-9 ; haut. ouv., 5 1/2-6 3/4 millim.

Espèce abondante sur les roseaux à l'extrémité nord du lac, à l'endroit commence le Shiré.

NYASSIA SIMONSI

Melania Simonsi, Smith, Shells Nyassa, in : Pro- ceed. zoo Soclond., 1877, 713, pl xxv, fig. 3.

Coquille de grande taille (haut. 18; diam. 6 1/2; haut. ouv. 6 millim.), pyramidale-allongée, assez ventrue au dernier tour, à test mince, trans- parent, blanchätre, maculé de taches d’un rouge marron foncé, en séries interrompues, et orné de costulations assez semblables à celles de la 2odo- cincta, sauf celles circumsuturales qui paraissent plus fortes et plus saillantes. Spire régulièrement acuminée, mais d’une facon plus courte que celle

1. D'après les figures données par Smith, les nodosités sem- blent s'étendre jusqu'à la base du dernier tour. Ce caractère ne concorde pas avec la description de Dohrn. Ces figures

doivent être fautives.

=

de la nodocincta. Neuf tours méplans-tectiformes. Ouverture ovale très anguleuse au sommet.

NYASSIA POLYMORPHA

Melania polymorpha, Smith, Shells Nyassa, in : Broceed-#z00l.4Soc.Lond 1577, pute, pl. Lxxv, fig. 4 (seulement).

Sous le nom de polymorpha, le D' Edgar Smith a confondu, à mon sens, six formes différentes et très distinctes les unes des autres.

Le type polymorpha, tel qu'il est figuré, est une coquille de belle taille (haut. 17 millim.), réguliè- rement acuminée, à costulations s’accusant par des sillons spiraux très émoussés, non noduleux, sauf le long de la suture, et caractérisée par une ouverture ovalaire, très anguleuse au sommet, arrondie et bien dilatée inférieurement.

NYASSIA HERMOSA

Melania polymorpha, Smith, Shells Nyassa, in : Proceed. zool. Soc. Lond., 1877, pl. zxxv, fig. 5 (seulement).

Cette forme, d’une taille moindre (haut. 12- 13 millim.), se distingue de la polymorpha type par sa forme moins régulièrement acuminée, par son dernier tour allant en s’atténuant à la base, par suile du maximum de convexité plus supé- rieur chez lui que chez la polymorpha, par son ouverture plus étroite, plus anguleuse au sommet, moins dilatée à la base, par ses costulations nodu-

leuses.

9

NYASSIA RIVULARIS

Melania polymorpha, Smith, Shells Nyassa, in : Proceed#70ol-"Soc-2lond 441877 "pl'ULxxv, fig. 6 (seulement).

Cette Nyassie diffère des deux qui précèdent par son test plus gros, plus trapu, moins bien acuminé, conservant, en effet, une certaine ven- trosité presque jusqu'au sommet pour s’atténuer assez brièvement ; par son dernier tour plus ven- tru, par cela même que le maximum de la con- vexité se trouve plus inférieur ; par son ouverture plus arrondie, plus dilatée inférieurement, enfin, par son mode différent de costulations.

NYASSIA LACUNOSA

Melania polymorpha, Smith, Shells Nyassa, in : Proceed//z00ol .Soc-eLond., 1977, pl:-Exx; fig. 7 (seulement).

Chez cette Espèce (haut. 10 millim.), le test, entièrement recouvert de costulations noduleuses, est régulièrement acuminé ; le dernier tour parait bien développé ; l'ouverture, irrégulièrement ova- laire, offre supérieurement une angulosité pro- longée, une partie médiane ample et une infé- rieure sensiblement atténuée, par suite de la grande courbure du bord columellaire, qui, de plus, à son extrémité, semble un tant soit peu tronqué.

= 40 NYASSIA NODULOSA

Melania polymorpha, Smith, Shells Nyassa, in : Proceed- zool.Soc. "ÆEond:, 41877, "pl-"rvxxv, fig. 8 (seulement).

Cette autre Nyassie (haut. 11 millim) est plus fortement noduleuse que la précédente; bien que de même forme, quoiqu'un peu moins ventrue, au point de vue de l’acumination, elle s’en distingue nettement par son ouverture d’un ovale subarrondi, à peine anguleux au sommet. Chez celle-ci, le bord columellaire, au lieu d’être courbe, descend obliquement d’une facon rectiligne, ce qui donne à l'ouverture une forme toute différente de la Lacunosa et des autres Nyassies précédentes.

NYASSIA ACUTALIS

Melania polymorpha, Smith, Shells Nyassa, in : Proceed:-z00ol1-Soc2Lond° "1877, 1pltixxy fig. 10 (seulement).

Coquille (haut. 13 millim.) très allongée - acu- minée pour sa grosseur. Test chargé de côtes noduleuses. Dernier tour, relativement petit, éga- lant juste le tiers de la hauteur {chez toutes les autres formes, confondues sous le nom de poly- morpha, le dernier tour dépasse sensiblement le tiers). Tours à croissance plus serrée. Ouverture

presque ronde.

2 Tite NYASSIA LACUSTRIS

Melania polymorpha, Smith, Shells Nyassa, in : Proceed-zool Soc Bond 1877 pl -Lxxv, fig. 9 (seulement).

Cette petite Espèce (haut. 7 1/2 millimètres), fortement noduleuse, relativement assez ventrue pour sa taille et moins régulièrement acuminée que l’acutalis, est remarquable par son ouverture très portée du côté droit ; celle-ci, fortement angu- leuse au sommet, offre une rotondité assez régu- lière dans le reste de son contour.

NYASSIA THAUMASTA, sp. nov.

Coquille allongée-conoïde, brillante, d’une nuance cornée-olivâtre. Test assez épais, élégam- ment orné, autour de la suture, d’une ceinture de fortes nodosités, d’un ton plus pâle ressemblant à des perles, et, sur la surface des tours, de costu- lations très émoussées, peu perceptibles sur le dernier. Spire acuminée, tout en restant obtuse au sommet. Sept à huit tours plans, à croissance régulière, séparés par une rainure suturale. Der- nier tour relativement ventru, arrondi, égalant le tiers de la hauteur. Ouverture arrondie, peu anguleuse au sommet. Péristome simple. Hau- teur 13 ; diam. 5 ; haut. ouv. 4 1/3 millim.

Plage de Karonga.

= oee

4

NYASSIA PUPÆFORMIS

Melania pupiformis, Smith, Shells Nyassa, in: Proceed’ 700! Soc ÆLond. 1877, 0p. 71; DV, o-15.

Coquille de forme pupoiïde, cylindrique-allon- gée, fort peu acuminée, sauf vers les tours supé- rieurs. Test jaunacé, couvert de côtes nodu- leuses. Neuf tours peu convexes, à croissance lente. Dernier tour égalant le tiers de la hauteur. Ouverture ovalaire, anguleuse au sommet. Haut. 11; diam. 3 1/2; haut. ouv. 3 1/2 millim.

NYASSIA CALLISTA, sp. nov. (pl. n, fig. 1-2.)

Coquille de forme également pupoiïde, mais à un degré moindre, plus longuement acuminée, assez épaisse, peu transparente, d’une teinte cor- née avec deux bandes brunes, l’une supérieure au-dessous du renflement carénal, l’autre à la base du dernier tour. Test sillonné de costulations no- duleuses très émoussées, présentant le long de la suture un renflement saillant, couronné de nodo- sités proéminentes. Spire allongée, acuminée, tout en conservant une certaine ventrosité relative jusqu'aux deux tiers de la hauteur, puis terminée par un sommet aigu. Neuf tours, les supérieurs plans-tectiformes, les autres renflés à la suture, puis à peine convexes. Croissance spirale régu- lière. Suture ressemblant à une rainure. Dernier

tour égalant le tiers de la hauteur, légèremen

15

concave en dessous du renflement supérieur, puis moyennement convexe. Ouverture assez oblique, ovale, peu anguleuse au sommet. Péristome sim- ple. Haut. 13; diam. 5 ; haut. ouv. 4-4 1/4 mill.

Cette Nyassie se distingue de la pupæformis par son testinférieurement plus ventru, allant en s’acu- minant d’une facon plus régulière, ce qui lui donne une apparence un peu moins pupoide, par son sommet plus conique, par ses costulations plus émoussées, et par son renflement suturo-carénal plus saillant, ainsi que par son ouverture plus régu- lièrement ovale et moins anguleuse au sommet.

NYASSIA NYASSANA (pl n, fig. 13-14).

Melania Nyassana, Smith, Shells Nyassa, in : Proc. zool Soc 1Eond, 1877 pt /15/plFExxv, Ho 1 (seulement; la figure 2 se rapporte à l'espèce suivante).

Je donne la représentation d’un échantillon re- marquable par son test orné de costulations très émoussées et par son renflement suturo-carénal couronné de nodosités. Chez le type, figuré par le docteur Smith, on ne remarque ni ces costula- tions, ni ces nodosités. Cette Espèce paraît abon- dante dans le lac.

NYASSIA EDGARI

Melania Nyassana, Var. Smith, Shells Nyassa, in : Proc. zool. Soc. Lond., 1877, pl. zxxv, fig. 2

(seulement).

rer

Cette forme, qui ressemble tout à fait à une Tur- ritelle, se distingue de la Nyassana par sa taille plus allongée, par sa spire plus cylindrique et plus lentement acuminée, par son test inférieurement non ventru, par sa croissance spirale plus lente, par son dernier tour bien moins grand, par son ou- verture moins anguleuse au sommet et caracté- risée, sur le côté columellaire, par un sillon assez prononcé.

NYASSIA PARADOXA, spec. nov. (pl. 11, fig. 3-4.)

Coquille allongée, des plus singulières au pointde vue de la forme. Le sommet ressemble à un dôme supporté par un tour (le cinquième), dont les cos- tulations simulent une rangée de colonnes, puis, à partir de ce tour, la suture devient descendante, les tours se gonflent en une carène circumsutu- rale très proéminente, s’étranglent au milieu, pour redevenir convexes à la base.

Test transparent, très brillant, d’un blanc lac- tescent, orné d’une carène circumsuturale conti- nue, sans nodosités, puis de costulations trans- verses très émoussées, enfin, à la base du dernier tour, de sillons spiraux. Spire allongée, scalari- forme, en forme de dôme assez pointu au sommet. Huit tours : les quatre supérieurs exigus, lisses, tectiformes, à croissance lente; le cinquième cos- tulé, relativement très développé, de plus, ventru; les autres, descendants, tous costulés, à croissance accélérée. Suture superficielle et horizontale jus-

qu'au sixième tour, puis, devenant profonde et très

es descendante. Dernier tour, grand, étranglé au mi- lieu, convexe et relativement ventru inférieure- men:, enfin entouré supérieurement d'une très forte carène circumsuturale. Ouverture verticale, oblongue, très anguleuse au sommet. Péristome simple. Haut., 11; diam., 3; haut. ouv., 4 mil- lim.

Cette Nyassie est si singulière de forme et offre des caractères si bizarres, qu’elle ne peut être rapprochée d'aucune de ce lac.

NYASSIA ELEGANS, spec. nov. (pl. 11, fig. 7-8.)

Coquille oblongue-pupoiïde, à test assez épais, brillant, d’une teinte pâle cornée, lisse, sans cos- tulations ni nodosités, sauf quelques vestiges no- duleux le long de la suture sur les deux derniers tours. Spire oblongue, obtusément atténuée. Huit tours peu convexes, à croissance lente, séparés par une suture superficielle, devenant plus pro- fonde en approchant de l’ouverture. Dernier tour dépassant un peu le tiers de la hauteur, médiocre- ment convexe. Ouverture verticale, ovale, angu- leuse au sommet. Péristome simple. Haut., 15; diam., 4; haut. ouv., 4 millim.

NYASSIA GIRAUDI, spec. nov. (pl. 11, fig. 9-10.)

Cette Espèce, dédiée au voyageur Victor Giraud, se distingue de la Nyassia elegans par sa taille plus faible, par sa forme plus fluette, moins ventrue, moins régulièrement oblongue-allongée, par ses derniers tours marqués de costulations trans-

16

verses très émoussées, par son ouverture oblon- gue plus étroite, plus anguleuse au sommet.

NYASSIA IDIA, spec. nov. (pl. n, fig. 41-12.)

Espèce caractérisée par une coquille allongée- subconoïde, à sommet obtus, à test blanc-cris- tallin brillant, transparent, costulé, seulement sur les tours médians, et lisse sur les deux derniers et sur les tours embryonnaires. Huit tours à crois- sance régulière, méplans ou à peine convexes, sans carène circumsuturale. Dernier tour égalant presque le tiers de la hauteur, d’abord méplan, puis devenant de plus en plus convexe en appro- chant de l'ouverture; celle-ci pyriforme, très an- guleuse au sommet, est entourée par un bord pé- ristomal simple. Haut., 14; diam., 4; haut. ouv., 4 1/2 millim.

NYASSIA MAGNIFICA, spec. nov. (pl. 11, fig. 5-6.)

Coquille cylindrique, allongée, brièvement atté- nuée au sommet en forme de dôme, et arrondie inférieurement. Test assez épais, brillant, trans- parent, d’un corné pâle, orné sur les tours mé- dians de fortes costulations émoussées et, le long de la suture, d’un gros renflement couronné de nodosités. Spire cylindriforme, à sommet obtus et brièvement atténué. Huit tours à croissance lente et régulière ; les supérieurs lisses, méplans-tecti- formes ; les médians, renflés le long de la suture, un tant soit peu concaves puis convexes; enfin, le dernier, semblable aux médians, seulement bien

nr 7 a convexe à l'ouverture; celle-ci subarrondie, fai- blement anguleuse au sommet, est entourée par un péristome simple. Haut., 12; diam., 4; haut. ouv., 3 3/4 millim.

NYASSELLA

Ainsi que le nom l'indique, les Nyasselles sont des miniatures de Nyassies; ce sont de très petites coquilles oblongues-conoïdes, à test brillant, trans- parent, lisse, ou costulé, ou noduleux, ou bien encore suturo-caréné, orné de flammules d’un rouge-marron très foncé, tantôt fulgurantes, tantôt en séries plus ou moins interrompues. Chez les Nvyasselles, la spire, toujours acuminée, est régu- lière, et l'ouverture, de forme plus ou moins oblongue, offre toujours, à la base, un épanouis- sement-patulescent.

Les Nyasselles ont tout à fait l'apparence de Rissoa. L'une d’elles, la Nyassella formosa, a son extrémité apicale inclinée comme celle des Sty- lifer ovoideus ou subulatus.

Les formes de ce genre peuvent se répartir :

En Espèces costulées,

Nyassella Smithi, sp. nov. pulchra, cd. arenaria, 4. formosa, td.

En Espèces lisses,

Nyassella episema, sp. nov. acuminata, éd. Tayloriana, éd.

19

Bull, Soc. malac, France. VI, Juin 1889.

NYASSELLA SMITHI, sp. nov. (pl. 1, fig. 15-16.)

Coquille allongée-fusiforme, acuminée à la partie supérieure, atténuée à la base, brillante, transparente, d’une teinte blanche-hyaline avec des taches rouge-marron foncées en séries très interrompues sur le dernier tour. Test élégamment costulé par de fortes côtes émoussées, noduleuses, notamment sur la ligne suturale, s’interrompant sur le milieu du dernier tour, elles sont rem- placées par deux sillons spiraux très obsolètes. Spire régulièrement acuminée-allongée, à som- met légèrement obtus. Six à sept tours méplans- tectiformes, à croissance régulière, séparés par une suture ressemblant à une rainure profonde par suite du renflement noduleux suturo-carénal. Dernier tour n’atteignant pas la moitié de la hau- teur, méplan-tectiforme jusqu’à la partie moyenne, puis allant en s’atténuant tout en conservant une certaine convexité. Ouverture presque verticale, oblongue, rétrécie à ses extrémités supérieure et inférieure, et largement épanouie à la base. Bord columellaire recto-descendant dans une direction inclinée de gauche à droite. Bord externe légère- ment sinueux. Péristome presque aigu, faible- ment crénelé-ondulé. Bords marginaux réunis par une faible callosité transparente. Haut, 8 ; diam. 3 ; haut. ouv., 3 millim.

Cette belle espèce est dédiée au D' Edgar Smith, du British Museum.

M9)

NYASSELLA PULCHRA, spec. nov. (pl. 1, fig. 17- 8.)

Coquille oblongue-acuminée, assez ventrue dans sa région inférieure, brillante, transparente, d'un blanc lactescent avec de petites taches rouge-mar- ron très foncées en séries interrompues. Test costulé par des côtes très émoussées, peu nodu- leuses, disparaissant sur la partie moyenne du dernier tour, et pourvu le long de la suture d’un gros renflement noduleux formant saillie. Spire acuminée, tout en conservant un sentiment de convexilé. Sept tours méplans, à croissance régu- lière, séparés par une rainure suturale profonde dominée par la saillie du renflement suturo-caré- nal. Dernier tour n'atteignant pas la moitié de la hauteur, convexe, non atténué à la base. Ouver- ture oblongue, anguleuse seulement au sommet, arrondie et développée à la base, enfin nettement épanouie-patulescente. Bord columellaire faible- ment arqué. Péristome aigu, légèrement épaissi inférieurement. Callosité médiocre. Haut. 8-9 ; diam. 3-3 1/2 ; haut. ouv. 4 millimètres.

Cette Espèce se distingue de la précédente par sa forme oblongue, non atténuée à la base, par sa spire non régulièrement acuminée, mais subcon- vexe-acuminée, par ses tours seulement méplans, non tectiformes, par son dernier tour plus ventru, plus convexe, non atténué à la base, par son ouver- ture développée et bien ronde inférieurement et non contractée comme celle de la Smithi, par son bord columellaire non rectiligne mais faiblement

pire

courbe; enfin, par ses costulations différentes et sans renflement suturo-carénal plus saillant.

NYASSELLA ARENARIA, spec. nov. (pl. 1, fig. 17-18.)

Coquille de petite taille, de forme oblongue, obtusément acuminée, brillante, transparente, avec quelques petites maculatures rouge-marron dis- séminées et là. Test orné de côtes très émous- sées, noduleuses seulement le long de la suture et à la partie moyenne du dernier tour, les costulations disparaissent. Spire obtusément acu- minée, à sommet gros, émoussé. Sept tours méplans, un tant soit peu subconvexes, à crois- sance régulière, séparés par une rainure suturale. Dernier tour égalant presque la moitié de la hau- teur, avec un sentiment d’angulosité à la partie moyenne et atténué à la base. Ouverture verticale oblongue, un peu en forme de losange, présen- tant quatre angulosités : une supérieure aiguë, une inférieure obtuse et deux médianes, également obtuses, au sommet du bord columellaire et sur le côté externe. Bord columellaire rectiligne. Péris- tome simple, patulescent à la base. Haut. 5 2/36; diam. 2 ; haut. ouv. 2 1/2 millim.

Cette Nyassie se distingue de la pulchra par sa taille moindre, par son mode différent de costula- tions, par la rareté de ses maculatures, par sa spire plus obtusément acuminée, par son sommet plus gros, par son dernier tour légèrement anguleux et notamment par son ouverture losangique à

quatre angulosités.

5/91 NYASSELLA FORMOSA, spec. nov. (pl. 1, fig. 23-24.)

Coquille ventrue, de forme oblongue-acuminée, à sommet incliné à gauche, brillante, transparente, d’une nuance hyaline jaunâtre ou lactescente avec des taches rouge-marron très foncées en séries interrompues. Test costulé de côtes émoussées, noduleuses, seulement sur le renflement suturo- carénal, et disparaissant à la partie moyenne. Spire acuminée, surmontée par deux ou trois tours embryonnaires, relativement grêles, styliformes et inclinés du côté gauche. Sept à huit tours ; les supérieurs très exigus, lisses, à croissance régu- lière, méplans tout en étant un tant soit peu con- vexes. Suture enfoncée, par suite du renflement carénal. Dernier tour n’atteignant pas la moitié de la hauteur, assez ventru et convexe, tout en con- servant à la partie supérieure une apparence méplane. Ouverture oblongue, anguleuse supé- rieurement, arrondie et bien épanouie-patules- cente inférieurement. Péristome aigu, épaissi à la base. Callosité médiocre et transparente. Haut. 11 ; diam. 4; haut. ouv. 4-5 millim.

La forme plus ventrue de cette Espèce, son mode différent de costulations, non moins que son som- met styliforme incliné à gauche, composé de tours exigus à croissance serrée, la différencieront tou- jours des précédentes.

NYASSELLA EPISEMA, spec. nov. (pl. 1, fig. 19-20.)

Coquille allongée-acuminée, de plus, sealari- forme, brillante, peu transparente, assez épaisse, d’une teinte légèrement cornée avec des fulgura- tions rouge-marron très foncées. Test bien lisse, sans trace de costulations, pourvu, seulement le long de la suture, d'une carène lisse formant sail- lieet sans vestige de nodosités. Spire scalariforme, régulièrement acuminée, à sommet petit. Sept à huit tours méplans renflés supérieurement, à crois- sance régulière, séparés par une suture enfoncée. Dernier tour n’atteignant pas la moitié de la hau- teur, méplan, néanmoins un tant soit peu concave en dessous du renflement carénal. Ouverture pres- que verticale, oblongue, épanouie à la base. Péris- tome aigu. Callosité faible. Haut. 9 ; diam. 3; haut.; ouv. 3 millim.

Cette Nyasselle, qui n’a aucun rapport avec les Espèces qui précèdent, rappelle par sa coloration et sa spire scalariforme certaines Witres de Océan indien.

NYASSELLA ACUMINATA, spec. nov. (pl. 1, fig. 21-22.)

Coquille conique, régulièrement acuminée, assez ventrue inférieurement, brillante, substrans- parente, relativement épaisse, lactescente avec quelques maculatures rouge-marron foncées en séries très interrompues. Test lisse, paraissant, sous le foyer d’une forte loupe, comme chagriné.

Spire allongée-conique;, à sommet peut. Sept tours

plans-tectiformes, à croissance régulière, séparés par une suture superficielle. Dernier tour n'at- teignant pas la moitié de la hauteur, convexe à la base. Ouverture verticale, pyriforme, patules- cente inférieurement. Bord externe arqué en avant, Péristome aigu, relativement épaissi en dedans. Haut. 8 ; diam. 3 ; haut. ouv. 3 millim.

Cette Espèce, par sa forme acuminée, bien coni- que, par son test lisse, par sa coloration, par sa suture superficielle, par son manque de renflement suturo-carénal, par son ouverture pyriforme, DCR ne peut être non plus confondue avec les Nyas- selles précédentes.

NYASSELLA TAYLORIANA, spec. nov. (pl. 1, fig. 25-26.)

Coquille fusiforme, acuminée supérieurement, atténuée inférieurement, brillante, transparente, bien qu’assez épaisse, d’un blanc lactescent tirant un peu sur une nuance jaunacée, avec quelques maculatures rouge-marron foncées en séries inter- rompues. Test lisse, avec un sentiment de renfle- ment carénal le long de la suture. Spire allongée, régulièrement acuminée, à sommet un peu obtus. Sept tours plans, à croissance régulière, séparés par une suture assez prononcée. Dernier tour éga- lant la moitié de la hauteur, faiblement convexe, atténué à la base. Ouverture verticale oblongue- allongée, contractée en haut et en bas, bien épa- nouie à Ja base. Bordexterne arqué en avant. Péris- tome aigu, épaissi à l'endroit de l'épanouissement.

Ur =

EAI

Callosité transparente. Haut. 9-10; diam. 4; haut. ouv. 4 1/2-5 millim.

Cette Espèce, à laquelle j'attribue le nom de M. John W. Taylor, directeur du Journal of Con- chology d'Angleterre, etmembre dela Société mala- cologique de France, est encore une Nyasselle si différente de toutes les autres, qu’il est impossible de la confondre avec aucune d’elles.

MICRONYASSIA

Les formes, comprises dans cette coupe géné- rique, sont de petits Mélaniens à coquille écour- tée, trapue, à spire brièvement conique, surmon- tée d’un sommet mamelonné, caractérisé, en outre, par un test brillant, assez transparent, d’une teinte uniforme cornée ou olivâtre, et orné, le long de la suture, notamment sur le derniertour, d’un renflement carénal, toujours très accusé, tantôt simple, tantôt noduleux, et sur la surface de ce tour, de nodosités plus ou moins accentuées, nodosités toujours supérieures et ne dépassant pas la partie médiane.

Les Espèces de cette coupe sont de fort petite taille ; la plus grande ne dépasse pas 8 millimètres. Elles peuvent être réparties :

En Espèces à spire normale, c’est-à-dire en Espèces chez lesquelles les tours supérieurs s’ac- croissent régulièrement, sans être par trop dis- proportionnés en taille et en volume avec le der- nier tour.

pee

Micronyassia turritospira. Smithi (nov. spec. ).

En Espèces & spire anormale, c’est-à-dire en Espèces chez lesquelles les tours supérieurs sont en notable disproportion avec le dernier.

À. Spire conique, relativement allongée. Micronyassia egregia. eximia, nov. spec. Giraudi. id.

B. Spire très courte, tectiforme.

Micronyassia singularis, nov. spec.

MICRONYASSIA TURRITOSPIRA

Melania turritispira (pars), Smith, Shells Nyassa, in Eroc 7001. Soc. Lond:,1877 p.713, pl. Lxxxv, fig. 14! seulement {la figure 15 re- présente l’egregia ).

Petite Espèce de forme ovale-conoïde, d’une teinte pâle, ornée d’une carène saillante cireumsu- turale pourvue de grosses nodosités, et, de plus, de larges côtes obsolètes, très émoussées, plus ou moins noduleuses, s’évanouissant, sur le dernier tour, un peu au-dessous de la région moyenne, pour faire place à des sillons spi- raux. Spire relativement allongée, bien coni- que, à sommet lisse et gros. 7 à 8 tours mé- plans-tectiformes, renflés le long de la suture.

1. Très grossie.

6e

Ouverture subovalaire, très anguleuse au sommet, assez projetée du côté droit et entourée par un bord péristomal assez épais. Haut., 8; diam., 3 1/2. Haut. ouv., 3 millim.

MICRONYASSIA SMITHI (pl. 1, fig. 3-4)

Coquille oblongue-ovoïde, de forme obèse, brillante, transparente, d’une nuance pâle hya- lino-cornée. Test orné de grosses côtes émous- sées, peu nombreuses, disparaissant à la région médiane du dernier tour, vaguement noduleuses, sauf sur le renflement carénal circumsutural, les nodosités forment de fortes saillies obsolètes. Spire en dôme allongé, obtusément subaigu. Sommet lisse, moyennement mamelonné. 7 tours convexes, à croissance peu accélérée, séparés par une suture ondulée et relativement enfoncée par suite du renflement noduleux circumsutural. Der- nier tour assez ventru, lisse inférieurement, éga- lant la moitié de la hauteur. Ouverture verticale, subarrondie. Columelle courte, bien arquée; pé- ristome peu épais, presque aigu du côté externe, et légèrement patulescent à la base. Bords margi- naux réunis par une forte callosité. Haut., 8; diam. 4; haut. ouv., 4 millim.

Cette Micronyassie, à laquelle j'attribue le nom du D' Edgar Smith, se distingue très nettement de la turritospira, par sa forme obèse, plus ventrue, par sa spire non conique-pyramidale, mais conoïde en forme de dôme allongé, par ses costulations diffé-

rentes, par son ouverture presque ronde, non an-

guleuse au sommet, par son dernier tour égalant la moitié de la hauteur, plus ventru, lisse à sa base et non sillonné de stries spirales.

Comme forme. cette Espèce ressemble beaucoup à l’Alvanta rufilabrum de la Méditerranée.

MICRONYASSIA EGREGIA

Melania turritispira (alt. pars), Smith, Shells Nyassa, im Proceed. zoolow1S0c-Mbondon) 1877, pl.£xxxv, fig. 15!, seulement {la figure 14 re- présente le type turritospira).

Coquille de très petite taille (6 mill.), offrant à peu près le même mode de costulations que celui de la turritospira, avec laquelle le D' Smith l'a con- fondue, mais en différant essentiellement par sa spire écourtée, brièvement conique, complètement en disproportion avec le dernier tour qui est rela- tivement énorme et dépassant la moitié de la hau- teur; par son ouverture plus anguleuse au sommet et de forme différente ; par son renflement cireum- sutural plus fortement noduleux et plus saillant; par sa taille moindre, sa forme plus trapue et plus ventrue:

MICRONYASSIA EXIMIA : pl. 1, fig. 1-2)

Le) Coquille oblongue-conoïde, brillante, transpa- rente, d’une teinte hyalino-cornée, un tant soit peu

marron. Test élégamment orné de grosses côtes émoussées, faiblement obliques, disparaissant sur

1. Figure très grossie.

pe

la région médiane du dernier tour, non nodu- leuses, sauf sur le renflement carénal circum- sutural, qui est saillant et relativement volu- mineux. Spire brièvement conique, délicate, sur- montée d’un sommet mamelonné. 6 tours, les 3 supérieurs lisses et convexes, le quatrième tecti- forme, les deux derniers fortement renflés le long de la suture qui paraît, par cela même, enfoncée. Dernier tour égalant la moitié de la hauteur, forte- ment caréné le long de la suture, puis méplan jusqu'au niveau de la zone de disparition des côtes, enfin, lisse et s’atténuant, tout en conservant une certaine convexité. Ouverture peu oblique, oblon- gue, anguleuse au sommet. Péristome aigu, fai- blement patulescent à la base. Bords marginaux réunis par une callosité d’une épaisseur médiocre. Haut. 5-6 ; diam. 3; haut. ouv. 2 1/2 à 3 mill.

Le mode des costulations, la délicatesse de la spire, le mamelon apical, la forme de l’ouverture, non moins que la taille du dernier tour qui ne dépasse pas la moitié de la hauteur (c’est l'inverse chez l’Espèce précédente), feront toujours distin- guer facilement l’eximia de l'egregia.

MICRONYASSIA GIRAUDI (pl. à, fig. 3-6)

Coquille de forme oblongue-conoïde, tout en étant scalariforme à partir de l’avant-dernier tour, par suite de l’exagération du renflement caréno- sutural. Test brillant, hyalin, presque lisse, sauf des apparences de quelques gibbosités sur la ré-

gion moyenne du dernier tour et sauf quelques

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soupcons de nodosités sur la carène. Spire courte, conique, tout à fait en disproportion de volume avec le reste de la coquille; sommet mamelonné ; Gtoursirréguliers: embryonnaire gros, en forme de mamelon, le deuxième étroit, le troisième convexe, très développé, le quatrième étroit, enfin les deux derniers très grands, avec une forte carène supérieure donnant lieu à une étroite zone cireumsuturale méplane. Dernier tour dépassant un peu la moitié de la hauteur, légèrement concave au-dessous de la carène, puis faiblement convexe. Ouverture peu oblique, oblongue, contractée su- périeurement ettrès anguleuse. Péristome aigu, subpatulescent à la base. Callosité très mince. Haut. 5; diam. 2 1/2 ; haut. ouv. 3 millim.

Cette Espèce, remarquable par l’exiguité de sa spire, par l’exagération du renflement caréno- sutural qui donne à cette Micronyassie un aspect scalariforme, par l'irrégularité de son mode de croissance, etc., ne peut être confondue avec au- cune autre. Elle est dédiée au célèbre voyageur Victor Giraud, qui l’a découverte.

MICRONYASSIA SINGULARIS (pl. 1, fig. 7-8)

Coquille relativement très grosse pour sa taille, de forme irrégulièrement ovalaire, surmontée d'une spire écrasée, ressemblant à un couvre-chef conique-tectiforme. Test assez épais, tout en res- tant transparent, d’une teinte pâle cornée-olivatre, orné d’une belle carène lisse cireumsuturale, et, sur le dernier tour, de vestiges de nodosités très

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émoussées. Spire très courte, écrasée, conique- tectiforme. Sommet gros. Six tours, dont les supé- rieurs très exigus, méplans-tectiformes, le dernier très grand, faiblement concave au-dessous de la carène, puis convexe, dépassant un peu la moitié de la hauteur. Ouverture presque verticale, subar- rondie, à peine anguleuse supérieurement. Pé- ristome aigu, faiblement encrassé à la base. Cal- losité médiocre. Haut. 6; diam. 4; haut. ouv. 3 1/2 millim.

Cette singulière Espèce, si différente de toutes les Micronyassies par sa spire en forme de cou- vercle ou de toit écrasé, par sa carène lisse et continue, par son diamètre énorme comparative- ment à sa hauteur, est une des formes les plus re- marquables du lac Nyassa.

NYASSOMELANIA

Les Espèces de cette dernière coupe générique sont des formes allongées, à sommet souvent tronqué, pourvues d’un test blanc, transparent, presque vitrinoïde, sans coloration et sans stria- tions bien apparentes.

Les trois Nyassomélanies, qui me sont connues, me paraissent des formes aberrantes très difficiles à classer, qui, quoique ne possédant aucun carac- tère bien saillant, ne peuvent néanmoins être comprises que dans la grande famille des Méla-

nidées.

NYASSOMELANIA LEÏIA (pl. 1, fig. 9-10)

Coquille limnéiforme, oblongue-allongée, à test assez épais, blanc, lisse et transparent. Spire al- longée. allant en s’atténuant et offrant, entre le quatrième et le cinquième tour, un étranglement assez notable qui donne à la coquille un cachet tout particulier. Six tours convexes, à croissance rapide, un peu irrégulière, séparés par une suture profonde. Dernier tour convexe n’atteignant pas la moitié de la hauteur. Ouverture faiblement obli- que, oblongue, anguleuse supérieurement. Pé- ristome sensiblement épaissi, patulescent à la base. Callosité assez forte. Haut., 12; diam. 4; haut. ouv., 5 millim.

NYASSOMELANIA TRUNCATELLIFORMIS (pl. 1, fig. 11-12)

Coquille troncatelliforme,cylindrique, à test sen- siblement épais, blanc, lisse et subtransparent. Spire allongée, de forme cylindrique, allant faible- ment en s’atténuant.et toujours tronquée supérieu- rement. Tours, au nombre de cinq seulement (les supérieurs manquent constamment), légèrement convexes, à croissance régulière, séparés par une suture étroite, profonde, ressemblant à une rai- nure. Dernier tour relativement petit, convexe. Ouverture faiblement oblique, oblongue, épanouie à la base. Péristome simple, un peu épaissi in- férieurement. Bords marginaux réunis par une assez forte callosité. Haut., 11; diam., 3; haut. ouv.. 31/2 millin:

»e —— 92 a

Cette Espèce, grâce à sa forme cylindrique et à son apparence troncatelliforme, est si distincte de la précédente et de la suivante, qu’elle ne peut être confondue ni avec l’une ni avec l’autre.

NYASSOMELANIA LÆVIGATA (pl. 1 fig. fig. 13-14)

Coquille allongée, de forme turriculée, tout en étant acuminée. Test assez épais, blanchätre, sub- transparent, lisse, bien qu’offrant sur le milieu des tours des vestiges à peine perceptibles de renflements nodosiformes. Spire allongée, lente- ment acuminée, à sommet tronqué. Tours, au nom bre de huit (les supérieurs manquent), à peine convexes, à croissance lente, serrée et régulière, séparés par une suture bien marquée. Dernier tour peu développé en hauteur, mais relativement plus convexe que les autres et même assez ventru vers l'ouverture; celle-ci faiblement oblique, ovalaire, sensiblement épanouie à la base, est entourée par un bord péristomal simple, dont les extrémités sont réunies par une assez forte callosité. Haut. 16: dant. 5 :#haut.: /ouv- 5) millim:

Par sa forme conoïdéo-turriculée, cette Espèce ne peut être rapprochée ni de Ia /eia, ni de la /run- catelliformis.

$ 3

MM. Dohrn!, Frauenfeld?, Lea, Martens“ et Smith ® sont les seuls auteurs, à ma connaissance, qui ont fait connaitre les Espèces du lac Nyassa. Ces Espèces, y compris celles que je viens de décrire, atteignent le chiffre de 64%, chiffre bien minime pour la faune d’un aussi grand lac, of- frant un développement de côtes de plus de 1 500 kilomètres.

Voici les espèces.

GASTEROPODA INOPERCULATA PULMOBRANCHIAT A